02.06.2008
Les Blaycherains morts à la guerre 14-18
Le Monument aux Morts d’Esserts-Blay est dédié « Aux enfants d’Esserts-Blay morts pour la France » pendant les Guerres 14-18 et 39-45. Pour la Guerre 14-18, il comporte 35 noms.
La mention « Mort pour la France » mérite une explication. L’attribution officielle de cette mention est une opération relative à l’état civil, qui fait l’objet des articles L 488 à L 492 bis du Code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre.
Elle est réservée :
- aux membres des forces armées françaises tués au combat, ou morts des suites de maladies contractées ou d’accidents survenu en service commandé au cours des guerres ou opérations précisées par le Code en question
- aux prisonniers de guerre décédés dans les mêmes circonstances
- aux victimes civiles françaises des guerres de 14-18, 39-45, d’Indochine ou d’Algérie.
Pour la guerre 14-18, la mention « Mort pour la France » était la plupart du temps, inscrite par l’autorité militaire, sur l’acte de décès qui était ensuite transmis à la mairie du domicile de la victime. La mairie du domicile se chargeait alors de faire transcrire cette mention sur le registre d’état civil de la mairie de naissance. C’était le cas lorsque le décès avait lieu sur le champ de bataille ou dans un hôpital militaire.
Si tel n’était pas le cas, par exemple dans le cas d’une personne ayant participé aux combats et qui décédait à la maison, c’était alors aux ayant droits d’apporter des éléments tendant à démontrer que le décès était bien lié aux combats. C’était alors le Tribunal qui prenait la décision, décision, qui, si elle était favorable était transcrite sur le registre d’état civil par la mairie de naissance.
Sur les 35 Blaycherains auxquels le Monument rend hommage, 27 sont officiellement « morts pour la France ». Pour les 8 autres, leur décès a lieu, soit à la maison (suite à une maladie), soit dans un hôpital (certainement non militaire). On peut penser que leurs ayant-droits n’ont pas jugé utile de demander à ce que leur soit attribuer la mention officielle « Mort pour la France ». En tous cas, les autorités locales de l’époque ont jugé qu’ils avaient mérité, comme les autres, l’hommage de la population.
Au niveau des sources, en dehors des registres d’état civil, il faut aller sur le site internet du Ministère de la Défense qui recense 1.3 million de militaires officiellement « morts pour la France » pendant la Guerre 14-18, avec pour chacun d’entre eux, copie de la fiche transmise par l’Armée à la mairie d’habitation du militaire décédé : www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (quelques fiches ne sont pas accessibles pour des raisons de secret médical).
On notera 2 courriers du 27 avril 1925 du Préfet au Sous-Préfet d'Albertville lui demandant d'intervenir auprès du Maire d'Esserts-Blay afin que 2 soldats nés dans le village et morts à la guerre soient inscrits au Monument aux Morts de la commune où leurs parents sont domiciliés. Il s'agit de:
- Paul PONCIN, classe 1906, dont les parents habitent Lescheraines.
- Marcel ALBRIEUX, classe 1906 également, dont les parents habitent (illisible).
Les soldats inscrits sur le Monument aux Morts d’Esserts-Blay sont (j’ai noté entre parenthèses le ou les prénoms complémentaires qui apparaissent, soit sur les registres d’état civil, soit la fiche remplie par l’armée et décrivant sommairement les circonstances du décès) :
AVRILLIER Alexandre :
Il est né le 3 septembre 1881 à Esserts-Blay. Il est fils de Julie AVRILLIER (attention, il y a 2 Julie A possibles). De la classe 1901, il a d’abord été incorporé au 5ème Régiment d’Artillerie du 16 novembre 1902 au 23 septembre 1905. A la déclaration de guerre, le 1er août 1914, il a été rappelé, à 34 ans, au 6ème Régiment d’Artillerie. Il décède à l’hôpital de Valence le 11 janvier 1915, des suites de maladie.
AVRILLIER (Charles) Alphonse :
Il est né le 9 mai 1889 à Esserts-Blay. Il est le 2ème fils de Louise Félicité AVRILLIER (son frère ainé Célestin est également mort pour la France), qui a eu 3 enfants AVRILLIER, puis 5 autres après son mariage en 1896 avec Pierre Désiré FILLION.
De la classe 1909, il est rappelé le 3 août 1914 et intègre le 97ème Régiment d’Infanterie en tant que 1ère classe (matricule : 05444). Il meurt, pour la France,« sur le champ de bataille », à Souchez, dans le Pas de Calais, le 7 juillet 1915, à 26 ans.
AVRILLIER Célestin :
C’est le frère aîné de Charles Alphonse. Il est né le 16 juin 1885, apparemment à Chambéry.
De la classe 1905, il est rappelé, certainement en août 1914, pour servir comme 2ème classe au 297ème Régiment d’Infanterie (matricule : 018711). Il est déclaré mort (il est donc porté disparu) le 20 avril 1915, à 30 ans, à Sillacher-Wasen, en Alsace. Il est lui aussi « mort pour la France ».
AVRILLIER Jérémie :
Il est né le 20 juin 1892 à Esserts-Blay, fils de Joseph et Marie Anasthasie SAUGE.
Il est affecté au 13ème Bataillion de Chasseurs Alpins, comme 2ème classe. Il meurt pour la France dès le début de la guerre, le 28 août 1914, à 22 ans, à Mandrey dans les Vosges.
AVRILLIER Albert :
Il est né le 8 décembre 1885 à Paris, fils de Célestine AVRILLIER. Il a épousé en 1911, à paris, Marie VOISIN, de St Thomas. C’est le père de Simone, qui épousera Albert KORN.
De la classe 1905, il est rappelé comme soldat de 2ème classe au 411ème Régiment d’Infanterie (matricule : 029318). Il meurt pour la France à la fin de la guerre, le 18 octobre 1918, « tué à l’ennemi », à Marchavennes dans l’Aisne.
BLANC (Marie Jérémie) Célestin :
Il est né le 17 mai 1872 à Esserts-Blay, fils de Victor et de Marie Jérémie FONTAINE. Après son service militaire normal (il est de la classe 1892), il est garçon limonadier à Paris.
Il est rappelé le 2 août 1914, à 42 ans, comme 2ème classe au 27ème Régiment d’Infanterie Territoriale (matricule : 13702). Il meurt pour la France, le 31 janvier 1917, à presque 45 ans, intoxiqué par les gaz asphyxiants. Il est inhumé au cimetière de St Médard à Thuisy, dans la Marne
BLANC (Jean) Joseph :
Il est né le 1er janvier 1872, à Esserts-Blay, fils de Joseph Esprit et de Marie-Christine MERCIER. Il s’est marié le 22 mars 1902 avec Marie BLANC. Ils ont eu 4 enfants, dont Léa Marie, grand-mère maternelle de Martine RAVIER GARON.
Il est de la classe 1892, et a donc été rappelé le 6 août 1914, à 42 ans. Il est renvoyé une semaine après, le 13 août, puis de nouveau rappelé le 14 novembre 1914. Il est réformé le 26 juin 1916, et décède le 11 septembre 1916.
BLANC Jean :
Pas d’infos.
BUSILLET Charles (Marie) :
Il est né le 3 janvier 1884 à La Bathie, fils de Joseph Marie et de Flavie MONTET. De la classe 1904, il a déjà 4 enfants lorsqu’il est rappelé, en août 1914, comme soldat au 175ème Régiment d’Infanterie (matricule : 02352E).
Il meurt pour la France le 2 mai 1915 à Sedd Ul Balre (Gallopolis) en Turquie, des suites de blessures de guerre.
CATHELIN-TEILLIER Louis (Alfred) :
Il est né le 31 janvier 1870 à Esserts-Blay, fils de Jean-Michel et Jeanne Marie FERLAY. De la classe 1890, il fait son service militaire au 99ème Régiment d’Infanterie à Lyon du 12 septembre 1891 au 28 septembre 1894. Il épouse ensuite Séraphine ROCHE, avec qui il a 3 enfants.
Il est rappelé le 2 août 1914, à 44 ans, puis libéré le 27 du même mois. Il est rappelé de nouveau le 30 mars 1915 (il a 45 ans). Il décède à Esserts-Blay le 8 décembre 1916.
COLOMBIER Marcellin :
Il est né le 3 novembre 1889 à Esserts-Blay, fils de Marie Hippolyte et Justine Mélanie BLANC. A ce titre, c’est l’oncle de René, Robert DENCHE et leurs frères et sœurs, et aussi de Pierrot, Bébert et Mélanie COLLOMBIER. Il est de la classe 1909. Avant la guerre, il réside à Paris (1912-1914).
Il est rappelé comme 2ème servant au 112ème Régiment d’Artillerie lourde (matricule : 10559), puis est réformé temporairement car il a contracté la tuberculose. Il décède des suites de cette maladie le 26 septembre 1918 à Esserts-Blay, à l’age de 29 ans. Il est déclaré « mort pour la France ».
LASSIAZ (François) Hippolyte :
Il serait né le 30 octobre 1885 à Esserts-Blay. Si c’est lui, sa fiche sur le site internet du Ministère de la Défense n’est pas accessible en ligne (en plus, il y aurait une erreur car il est noté comme étant né en Haute-Savoie).
LASSIAZ Jean (Baptiste Aimé) :
Il est né le 14 juillet 1888, à Esserts-Blay, fils de Sébastien et Lucie BONVIN. De la classe 1908, il est charron et menuisier avant la guerre.
Il est rappelé en août 1914 comme soldat au 140ème Régiment d’Infanterie (matricule : 09269). Il est porté disparu au combat le 25 septembre 1914, date retenue pour son décès, à Chaulnes dans la Somme. Il est déclaré mort pour la France.
LASSIAZ (Jean) Séraphin :
Il est né le 14 décembre 1887, à Esserts-Blay (la Poyat), fils de Joseph Séraphin et de Josephte Emilienne Picollet. Il devait habiter à Paris avant la guerre, puisque l’acte qui précise qu'il est mort pour la France a été transcrit sur le registre d’état civil à Paris.
De la classe 1907, il est rappelé en août 1914, comme soldat de 2ème classe au 251ème Régiment d’Infanterie (matricule : 02196). Il meurt pour la France, au combat (« tué à l’ennemi ») le 7 octobre 1914 à Parvillers dans la Somme.
LASSIAZ (Eugène Jean) Baptiste :
Il est né le 9 mars 1891, à Esserts-Blay, fils de Jean-Pierre et Marie Françoise LASSIAZ. Il est noté comme étant soutien de famille.
2ème classe conducteur au 2ème Régiment d’Artillerie, 1ère batterie (matricule : 4924), il est mort pour la France le 21 août 1914, des suites de ses blessures (éclats d’obus), au col de Hantz en Alsace.
LASSIAZ René (Jean Baptiste) :
Il est né le 20 mars 1894, à Esserts-Blay, fils de Gaspard Elie et de Julie Caroline MERCIER (cette dernière est la grande tante de François MERCIER, père de Claude, Béatrice …).
Il est incorporé au 8ème Régiment d’Infanterie Coloniale. Il est porté disparu au combat le 4 juin 1915 à Séddul Bahr en Turquie, et déclaré mort pour la France ce même jour.
LASSIAZ René (François) :
Il est né le 28 avril 1895 à Esserts-Blay, Fils de François Marie et Sophie LASSIAZ. A ce titre, il est l’oncle de Charles Eugène BLANC, dit « Copabige ».
Il est incorporé au 2ème Bataillon de Chasseurs Alpins, 5ème Compagnie (matricule : 6300). Il décède le 23 août 1916 à l’hôpital auxiliaire de St Genix Laval dans le Rhône, « des suites de maladie contractée aux armées ». Il est déclaré mort pour la France.
MERCIER Jean (Marie) :
Il est né le 12 décembre 1877 à Esserts-Blay, fils de Joseph Marie et Julienne GIROD. A ce titre, c’est l’arrière grand oncle de Martine RAVIER GARON, du coté paternel.
Il est de la classe 1897. Avant la guerre, il vit en région parisienne et a épousé Jeanne GIROD en 1908 (à Levallois Perret).
Il est rappelé le 3 août 1914, à l’age de 37 ans, puis libéré le 23 février 1915. Il est affecté de nouveau le 7 février 1916 à la 22ème section d’infirmiers militaires. Il décède le 27 juillet 1916 à Paris, il a 39 ans.
MERCIER (Léon) Hippolyte :
Il est né le 21 juin 1881 à Esserts-Blay, fils de Jean-Marie et Mathilde MERCIER. De la classe 1901, il se marie en 1909 à Paris (St Sulpice) avec Rosalie GIROD, avec qui il a une fille, Mélanie, née à Esserts-Blay en 1911.
Il est rappelé en août 1914, avec le grade de caporal. Il tombe malade (congestion) et est évacué sur l’hôpital de Loubert, en Charente. Il rentre à Esserts-Blay pour sa convalescence et décède chez lui le 24 octobre 1915.
PERONNIER (Joseph) François :
Il est né le 24 novembre 1877, à Esserts-Blay, fils de François Eugène et Marie Justine REY. A ce titre, il est l’oncle (maternel) de François MERCIER (« K »). De la classe 1897, il s’est marié avec Mathilde Clotilde JACQUEMARD, avec qui il a un fils, Joseph Eugène, né en 1906, et père de Robert Jean Eugène, né en 1925, et de René François dit Gégé, né en 1931.
Il est rappelé en août 1914, à l’âge de 37 ans, comme caporal au 108ème Régiment d’Infanterie, 5ème Compagnie. Il meurt pour la France le 4 août 1915, à l’hôpital n° 13 près de Verdun. Sa fiche sur le site du Ministère de la Défense n’est pas accessible en ligne.
PERONNIER Jean (Marie) :
Il est né le 6 octobre 1891, à Esserts Blay, fils de Hippolyte et marie Julie PERONNIER. A ce titre, c’est le grand oncle (maternel) de Martine RAVIER GARON, et aussi celui (paternel) d’Annie, Jean (John) et Michel REY. C’est donc aussi l’arrière grand oncle (maternel) de James et Valérie DENCHE.
Il est incorporé comme 2ème classe au 363ème Régiment d’Infanterie (matricule : 15910). Il a été blessé plusieurs fois : le 2 mars 1915 à Lihons, dans la Somme, par des éclats d’obus, puis, de nouveau par des éclats d’obus le 16 mars 1916 à Vaux. Il est mort pour la France, « des suites de blessures de guerre », le 15 juillet 1918, à Somme Suippes, dans la Marne. Voir son avis de décès
Il est cité à l’ordre du 363ème Régiment d’Infanterie le 6 août 1918, et est fait Croix de Guerre avec étoile de bronze: « Fusilier mitrailleur d’un grand courage, ayant reçu l’ordre d’ouvrir le feu, s’est acquitté de sa mission avec le plus grand mépris du danger, malgré le bombardement, a continué à harceler l’ennemi jusqu’au moment où il a été sérieusement blessé ».
RAVIER GARON Zacharie :
Il est né le 4 octobre 1875, à Esserts-Blay, fils de Marie Alexandrine RAVIER GARON et de père inconnu.
De la classe 1895, il est rappelé en août 1914, à l’age de 39 ans. Il meurt pour la France, « tué à l’ennemi », le 5 octobre 1914, à Bucquort, dans le Pas de Calais.
RAVIER GARON Philippe (Jules) :
Il est né le 17 juin 1896, à Esserts-Blay, fils de Hippolyte et Jeanne Marie AVRILLIER. C’est le frère de Suzanne RAVIER GARON, née en 1915, et le grand oncle (paternel) de Martine RAVIER GARON, et le grand oncle (maternel) de Francine, Eliane et Michel PUECHJEAN.
Il est incorporé le 8 avril 1915 comme canonnier au 5ème Régiment d’Artillerie de Campagne, 5ème Batterie. Il est mort pour la France, « tué à l’ennemi », à 22 ans, le 29 août 1918 au Moulin de Bartel, dans l’Aisne. Voir son avis de décès
Il est cité à l’ordre de son Régiment, et fait Croix de Guerre avec étoile de bronze : « brave et courageux servant, d’un zèle et d’un dévouement à toute épreuve – s’est fait remarquer au cours de l’attaque du 8 juillet 1918 par sa vaillante attitude au cours d’un tir de barrage sous un violent bombardement d’obus de tous calibres ».
SANTIQUET (Marie) Eugène :
Il est né le 30 juillet 1881 à St Paul sur Isère, Fils de Joseph et Jeanne FONTAINE. De la classe 1901, il épouse le 19 novembre 1906, Marie Marcelline MERCIER, avec qui il a 2 enfants, Alice Joséphine (1907), et Joseph Maurice (1908). Sa femme est l’arrière grande tante (paternelle) de Martine RAVIER GARON, et l’arrière grande tante (maternelle) de Paul, Yves et Jean-Claude LUBINO. Il semble que le couple soit installé à Paris avant la guerre.
Il est rappelé en août 1914, à 33 ans, comme 2ème classe au 22ème Bataillon de Chasseurs Alpins (matricule : 04827). Il meurt pour la France, « des suites de blessures de guerre », à l’hôpital de Gérardmer, dans les Vosges, le 19 juin 1915.
TEILLIER Alexandre :
Il est né le 12 mai 1883, à Esserts-Blay, fils naturel de Julie Teillier.
De la classe 1903, il est rappelé en août 1914 comme 2ème classe au 216ème régiment d’Infanterie (matricule : 019806). Il meurt pour la France, « tué à l’ennemi », à 33 ans, le 29 octobre 1916 à Vamp, dans la Meuse. Il devait habiter à Paris avant la guerre, puisque le jugement comme quoi il est « mort pour la France » a été transcrit à Paris XVIIIème le 1er décembre 1918.
TEILLIER Jean (Louis Alphonse) :
Il est né le 12 mars 1889 à Albertville, fils de Joseph François et de Joséphine GARIN (point à vérifier).
De la classe 1909, il est rappelé le 2 août 1914, comme 1ère classe au 97ème Régiment d’Infanterie. Il meurt pour la France, à 25 ans, à Flaschlanden le 19 août 1914. Notons que sa fiche « mémoire des hommes », sur le site internet du Ministère de la Défense, est au nom de TEILLER.
TEILLIER Lucien (Alexandre) :
Il est né le 16 février 1882 à St Thomas (Charanger), fils de Eugène Ferdinand et de Julie Marie Blanc. Avant la guerre, il vit à Paris XIème, où il a épousé Olympe Landon (le 7 septembre 1907). Il est rappelé comme 2ème classe au 22ème Bataillon de Chasseurs Alpins (matricule : 05176). Il meurt pour la France, « tué à l’ennemi », le 11 novembre 1914, à 32 ans, à Wisenbach, dans les Vosges.
TONOLINI (Evariste) Joseph :
Il est né le 19 mars 1896 à Esserts-Blay, fils de Marius et Marie Elise METRAL.
Il est d’abord incorporé au 11ème Régiment d’Artillerie à pied le 8 avril 1915, puis au 10ème Régiment d’Artillerie le 7 juillet 1915. Le 11 septembre 1815, il est affecté au 82ème Régiment d’Artillerie lourde. Il meurt pour la France le 17 janvier 1919, soit 2 mois après la fin des combats, « des suites de blessures reçues en service commandé » (apparemment elles datent de juin 1916), dans l’ambulance 225 de Mulhouse.
VARCIN Alexandre (Léon) :
Les infos suivantes sont à vérifier : Il est né le 6 septembre 1881 à Esserts-Blay, fils de Charles et Marie Mélanie MATHEX. De la classe 1901, il vit dans la région parisienne avant la guerre (Paris à partir de 1905, puis Aubervilliers de 1910 à 1914).
Il est réformé le 3 janvier 1917, et décède à St Denis (Seine) le 22 janvier 1917.
VELAT (Joseph) Julien :
Il est né le 9 septembre 1886, fils de Jean-François et Joséphine TRAVERSIER. De la classe 1906, il se marie avec Mélanie MERCIER en 1912, et a 2 enfants, Ida Joséphine, née en 1913, et Rosalie Séverine, en 1914.
Il est rappelé comme soldat de 2ème classe au 3ème Régiment à pied, et décède le 24 avril 1917 des suites d’une tuberculose pulmonaire, à l’hôpital n° 37 de Ste Radegonde, ville de Tours (Indre et Loire).
Son frère François décède également à la guerre (voir plus loin).
VOISIN Bernard (Alexandre) :
Il est né le 25 mars 1894, fils de Jean-François et Rosalie BOZON SAUGE.
Il est incorporé au 67ème Bataillon de Chasseurs Alpins (matricule : 9328) Il meurt pour la France, à 23 ans, le 28 octobre 1917, « des suites de blessures de guerre », à Mont Notre Dame, dans l’Aisne (son corps a été inhumé dans le cimetière militaire du même lieu).
Il a été cité à l’ordre de sa division, et fait Croix de Guerre, étoile de bronze et d’argent : « a fait preuve d’un dévouement inlassable dans les missions qui lui ont été confiées, a toujours été volontaire pour les missions les plus périlleuses. Cité à l’ordre de la division, a eu une très belle attitude le 23 octobre à l’attaque du plateau de Malmaison ».
FERLAY (Marie) Elie :
Il est né le 7 novembre 1893, à Esserts-Blay, fils d’Alfred et de Célestine BOCHET.
Il est incorporé comme 2ème classe au 22ème Bataillon de Chasseurs Alpins le 26 novembre 1913. Il est blessé par des éclats d’obus le 3 septembre 1914 à Mandrey dans les Vosges. Il meurt pour la France, « tué à l’ennemi », à 22 ans, le 21 juin 1915, à Metzeral en Alsace.
DALES Charles (Marie) :
Il est né le 23 avril 1884, fils de Jacques Elie et Henriette Victorine FERLAY.
De la classe 1904, il est rappelé en août 1914, comme soldat au 297ème Régiment d’Infanterie (matricule : 017009). Il meurt pour la France, « au combat », à 31 ans, le 7 janvier 1915 à Thann, en Alsace.
GUITTON René (Pierre Eugène) :
Il est né le 20 septembre 1895, fils de Pierre et d’Adèle TRAVERSIER (point à vérifier). Au début de la guerre, il habite à Esserts-Blay.
Il est incorporé come soldat au 175ème Régiment d’Infanterie (matricule : 1946). Il meurt pour la France, à 20 ans, le 6 juin 1915, dans l’ambulance 3 à Saddul Bahr en Turquie, des suites de blessures de guerre.
VERNIER François (Alexis) :
Il est né le 24 juillet 1878, à Esserts-Blay, d’Alexis Sébastien et de Jeanne Marie LASSIAZ..
De la classe 1898, il est rappelé le 4 août 1914, à 36 ans. Il fait la guerre dans différentes armes, et décède à son domicile, alors qu’il est en congé (permission ? convalexcence ?), le 4 mars 1917, à 39 ans.
VELAT François (Henri) ;
Il est né le 26 juillet 1878, à Paris, fils de Jean-François et Joséphine TRAVERSIER. C’est donc le frère de Julien VELAT (n° 29).
De la classe 1898, il est marié quand il est rappelé le 15 août 1914, à 36 ans, comme 2ème classe au 62ème Bataillon de Chasseurs Alpins (matricule : 03067). Il meurt pour la France le 19 mars 1915, « tué à l’ennemi », au col de Sattel, en Alsace.
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